Les grandes étapes de la conception et de la réalisation
Étude et dépollution préalable
La phase préparatoire, amorcée en 2000, a été déterminante. Le terrain, largement pollué par un passé industriel et militaire, nécessite une dépollution des sols en profondeur. La Ville investit plus de 3 millions d’euros dans ces opérations techniques, évitant tout risque sanitaire à long terme (Chiffres : Ville de Metz, 2001).
Mise en valeur de la Seille et création d’un biotope diversifié
Au lieu de dompter ou d’enterrer la Seille, la conception la valorise, la rendant accessible grâce à des chemins sinueux bordant la rivière. Plus d’1,5 km de berges sont ainsi aménagés, favorisant le retour d’espèces végétales et animales. Ont notamment été replantés :
- Plus de 1 200 arbres, dont des saules, ormes, peupliers et érables
- Environ 20 000 arbustes et plantes de sous-bois
- Des prairies et zones humides réintroduites sur 7 hectares
On y observe aujourd’hui (données 2022) plus de 60 espèces d’oiseaux, 7 de chauves-souris, ainsi qu’une progression du héron cendré et du martin-pêcheur (LPO Moselle).
Infrastructures et équipements pour tous
Le parc n’est pas simple espace contemplatif. Dès 2002, sont proposés :
- Une esplanade de 1,5 hectare pour l'accueil de concerts et événements (jusqu’à 10 000 personnes)
- Plus de 3 km d’allées piétonnes et cyclables
- Deux aires de jeux pour enfants, un skatepark, terrains de sport en libre accès
- Des “folies” architecturales : kiosques, belvédères, gradins, fontaines, œuvres d’art urbain
- Des plantations saisonnières renouvelées, le long notamment de l’esplanade Jean-Baptiste Keune
À ses débuts, le parc permettait déjà l’organisation de grands rassemblements gratuits, comme le feu d’artifice du 14 juillet ou Les Montgolfiades.